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jeudi 17 janvier 2013

Derrière la plage, les pavés.


The pavement behind the beaches

De retour de vacances, je dois admettre que la ville m'a manqué.
Arrivé en plein milieu de la nuit, j'ai désormais mes habitudes.
D'abord, le bus 95, qui m'amène jusqu'à la place Syntagma, puis un taxi pour rentrer jusqu'à chez moi. Une heure après avoir atterri, j'étais à la maison. Pas vraiment au chaud, mais comme les températures ont remonté dernièrement, ça n'avait pas d'importance.
Je n'ai pas ressenti la fumée du bois qui brûlait dans les cheminées, mais si les journaux le disent, c'est que la pollution a dû augmenter.
Dans le taxi, j'ai pu discuter un peu, avec les quelques mots de grec que je connais. Le conducteur m'a dit qu'il parlait l'allemand mais très peu l'anglais, il m'a dit aussi qu'il espérait qu'il y aurait beaucoup de touristes cette année, et que les premiers arriveraient au printemps. On compte sur eux.
À une heure du matin, les rues étaient vides, même dans le centre ville.
En arrivant dans le hall du bâtiment où j'habite, j'ai trouvé un prospectus pour apprendre l'espagnol. C'est très porteur l'apprentissage des langues en ce moment en Grèce, parce que les gens veulent pouvoir partir.

Aujourd'hui, je suis retourné en cours de grec. Le métro était en grève, ce qui signifie que seule une ligne sur trois fonctionnait. Coup de chance, c'était la ligne en bas de chez moi, la verte sur le plan.



Dans le métro, les gens ont l'air triste. À Monastiraki et à Omonia, certains sont surpris de voir que les passages qui devraient leur permettre de changer de ligne sont fermés. Les stations fermées ou les lignes à l'arrêt ne sont pas affichées, et s'il y a des annonces, elles sont faites en grec. En chemin, j'ai l'impression que ces grèves sont un dernier soubresaut de contestation avant l'arrivée des vacanciers, avant que le pays ne se transforme en paradis touristique.

Pendant le cours, le professeur me demande où j'étais en vacances. Quand je lui dit que je suis parti au Zimbabwe, il me répond que c'est une drôle d'idée de quitter la Grèce pour me rendre dans tel un pays. Comme je ne comprends pas ce qu'il veut dire, il me précise que la Grèce est le plus beau des pays.
Il n'a pas complètement tort, mais si rien ne se passe avant les beaux jours, le pays deviendra un gigantesque centre de vacances pour les habitants du nord de l'Europe.



Ce serait dommage.



The pavement behind the beaches


Back from vacation, I must admit I missed the city.
Arrived in the middle of the night, I now have my habits.
First, the bus 95, which brings me to Syntagma Square, and then a taxi to go back to my house. An hour after landing, I was at home. Not really warm, but temperatures have risen recently, so it did not matter.
I did not feel the smoke of burning wood in fireplaces, but if the newspapers say so, that means the pollution had increased.
In the taxi, I was able to chat a bit with a few words in Greek I know. The driver told me that he spoke German but very little English, he also said he hoped there would be a lot of tourists this year, and the first will arrive for spring. They're really expected.
At one o'clock in the morning, the streets were empty, even in the city center.
In the hall of the building I stay in, I found a brochure to learn Spanish. Learning language is very popular right now in Greece, because people want to leave.

Today, I returned to Greek classes. The metro was on strike, which means that only one line on three worked. Luckily, it was the line I stay near, the green one on the map.




In the subway, people looked sad. At Monastiraki and Omonia, some are surprised that the ways that would allow them to reach another line are closed. Stations or lines closed off are not displayed, and if there are advertisements, they are made in Greek. Along the way, I feel that these strikes are a last shudder of protest before the arrival of holidaymakers, before the country turns into a tourist paradise.

During the lesson, the teacher asked me where I was on vacation. When I told him I went to Zimbabwe, he replied that it was a funny idea to leave Greece to go to a country like that. As I did not understand what he meant, he said that Greece was the most beautiful country.
He was not completely wrong, but if nothing happens before the sunny days, this country will become a huge holiday resort for the inhabitants of northern Europe.



That would be a shame.

2 commentaires:

  1. Oh oh la photo de Matala!
    Kali xronia, moi aussi ma chère Grèce me manque, on s'y attache à ces gens là!
    A très bientot
    Elodie

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    Réponses
    1. J'espère que le festival sera renouvelé cette année, et cette fois, je prendrai de quoi me couvrir. Il fait un froid de canard là-bas à cette époque.
      Tu comptes passer ?
      Comment ça va toi ? Tu n'as pas encore giflé un greffier ;)

      Bise et kali xronia !

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