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dimanche 23 décembre 2012

Des os à ronger pour Noël


Some bones to chew for Christmas

Les fêtes sont là. C’est même la seule chose qui reste du bon vieux temps. On prépare Noël en famille, ce qui est plus facile maintenant que tout le monde vit sous le même toit, et on se prépare à se souhaiter une bonne année en gardant le sourire. Ce ne sera pas facile.



Et pourtant, on devrait s’estimer heureux, le père Noël est passé un peu en avance cette année. Mardi 18 décembre, Standard & Poor’s a remonté la note de la Grèce de six crans. Six crans d’un coup, ça fait beaucoup, et si les économiciens ne se sont pas ouvertement interrogés sur la pertinence d’une note qui peut gagner (ou perdre) six crans en une journée pas si différente que cela des autres, c’est probablement parce qu’ils croient à une intervention du père Noël.
Alors pour cette nouvelle année, on peut se réjouir de voir les choses s’arranger, ou s’inquiéter du fait que ce soit désormais le monde de la finance qui dirige la Grèce, et bientôt le reste de l’Europe.


Autre cadeau de Noël pour les Grecs, la fameuse liste Lagarde va enfin être exploitée. Bien sûr, tous ceux qui figurent sur ce papier infâmant peuvent continuer de clamer leur innocence, et comme cela fait trois ans que cette liste se promène dans la nature, on peut penser que les coupables ont tous transféré leurs comptes vers des paradis fiscaux plus discrets et plus lointains. Malgré cela, on pourra dire que le fisc fait son travail et que les fraudeurs n’ont qu’à bien se tenir. Les Grecs qui ont vu leur salaire divisé par deux ou dont la retraite ne permet plus de payer le loyer se sentiront un peu moins seuls à souffrir.


À part ça, rien de bien nouveau. Les articles sur le pays se raréfient au fur et à mesure que la situation se normalise. Bientôt, le monde de la finance s’attaquera à un nouveau pays (je parie sur l’Italie, mais je peux me tromper). Parce qu’après tout, il n’y a pas de raison que les spéculateurs n’aient pas leur Noël.



Some bones to chew for Christmas

Holidays are here. This is, actually, the only thing that remains from the good old days. Preparing a family Christmas, which is easier now that everyone lives under the same roof, and training for wishing a smily happy new year. It will not be easy.


And yet, we should feel happy, Santa went a little early this year. Tuesday, December 18, Standard & Poor's has increased the Greek's note of six levels. Six levels at once, that's a lot, and if économiciens have not openly questioned the relevance of a note that can win (or lose) so much in one day who's not so different than that of others, it's probably because they believe in a Santa Claus' intervention.
So for this new year, we can enjoy to see things get better, or worry about the fact that it is now the world of finance who runs Greece, and soon the rest of Europe.


Another Christmas gift to the Greeks is the famous list Lagarde will finally be used. Of course, everyone on this infamous paper can continue to claim their innocence, and as it has been three years since this list is wandering, we can assume that all the guys on have transferred their accounts to quieter and further afield tax havens. Despite this, we can say that the IRS does its job and that fraudsters have to watch their back. Greeks who have seen their wages halved or whose retirement can no longer pay the rent will feel a little less alone.


Except from that, nothing new. Articles on the country progressively scarcer as the situation normalizes. Soon the world of finance will tackle a new country (I bet on Italy, but I could be wrong). Because after all, there is no reason that speculators do not have their Christmas.



2 commentaires:

  1. j' aimerais bien communiquer avec vous.je vis a athenes, et j' aimerais vous donner une version de la crise que vous ne pouvez pas lire dans la presse.mon e-mail est internationalaffairs1@gmail.com

    merci de m' envoyer votre e mail

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