Restez informé par e-mail

dimanche 18 novembre 2012

La Grèce est-elle encore dans la zone euro ?


Is Greece still in the euro zone?

Il semble logique de se poser la question. Fin août, j'expliquais que le refus de la troïka de soutenir le pays n'entraînerait ni sa banqueroute, ni son expulsion de la zone euro. Certains commentateurs trouvaient ce raisonnement ridicule et ne se privaient pas pour me le faire savoir. Où en sommes-nous désormais ?

Les médias et les politiciens pris en flagrant délit de mensonge.

Les médias, qui ont relayé le message dicté par le monde de la finance, message qui prétend que l'austérité est la seule option qui permette à la Grèce de ne pas sombrer dans le chaos et de rester dans la zone euro, se retrouvent dans les cordes. Tous les sommets de la dernière chance, dont on nous parle depuis un an, apparaissent enfin pour ce qu'ils sont, des mensonges destinés à faire peur.


Comme on l'annonce maintenant, malgré les réticences de la troïka, la Grèce parvient toujours à financer son économie moribonde en empruntant à moyen terme, et à des taux élevés.
Elle creuse son déficit, mais les banques savent qu'en prêtant, elles feront des bénéfices importants avec les intérêts. Je les soupçonne aussi de s'être protégées de la banqueroute du pays en investissant à la baisse (pour faire simple, en prêtant des euros qu'elles n'ont pas).

En début de semaine, le discours que l'on nous a servi depuis des lustres et qui soutient que le pays doit se plier aux exigences de la troïka, sous peine de voir les robinets se fermer, de faire faillite et d'être exclu de l'Europe, s'est révélé n'être qu'un mensonge.

Une équation à deux inconnues

Pour comprendre la situation, il est nécessaire de se rappeler quelques éléments.
— La Grèce ne peut être chassée de l'Europe contre son gré.
— La Grèce reste un pays souverain.
— Malgré ses déficits abyssaux, les investisseurs non européens font des bénéfices en lui accordant des prêts.
— Une banqueroute de la Grèce anéantirait l'euro, à moins de le décider elle-même, la Grèce ne sera donc jamais en défaut de payement tant qu'elle restera dans l'euro.
— Les investisseurs qui accordent des prêts à la Grèce peuvent, en même temps, se protéger de la banqueroute en vendant des euros qu'ils n'ont pas (investissements à la baisse).

Avec tous ces éléments, on comprend que la sortie de la zone euro, qui précédera la banqueroute, n'arrivera que lorsque les marchés auront jugé le moment opportun. Ce choix du moment prendra en compte le contexte économique, afin d'optimiser les bénéfices, et le contexte géopolitique, parce que l'instabilité que cela provoquera dans la région ne sera pas sans effets sur les pays voisins.

Tout est déjà en place

Des politiciens aux ordres (on appelle ça des gestionnaires) ont été mis à la tête du pays. Ils n'attendent qu'un signe des milieux financiers pour faire sortir le pays de la zone euro et le déclarer en faillite.
En attendant, le pays sert de laboratoire pour voir jusqu'où le niveau de vie des Européens peut régresser, et d'épouvantail pour tous ceux qui seraient tentés de refuser l'austérité. Décidément, les marchés gagnent toujours...


Is Greece still in the euro zone?

It seems logical to wonder about it. At the end of August, I explained that the refusal of the troika to support the country would not result in its bankruptcy, or its expulsion from the euro zone. Some commentators found this thought ridiculous and do not hesitate to let me to know. What's the situation now?

The media and politicians have their pants on fire.

The media, who relayed the message they received from the world of finance, message claiming that austerity is the only option that allows Greece to avoid chaos and to remain in the euro zone, are into a corner. All the summits of the last chance we were told about about a year ago, finally appear as lies designed to scare.

As it's announced now, despite the reluctance of the troika, Greece still can finance its moribund economy by borrowing in the medium term, and at high rates.
The country digs the deficit, but the banks know that by lending, they will make big profits with interest. I also suspected them to be protected from the country's bankruptcy by beting on a lower euro  (to put it simply, by selling Euros they have not).

Earlier this week, the speech that we were served for ages and who says that the country must accept the requirements of the troika, or to get valves closed, to go bankrupt and to be excluded from Europe, is a big fat lie.

An equation with two unknowns

To understand the situation, it is necessary to remember a few things.
- Greece can not be driven out of Europe against its will.
- Greece is a sovereign country.
- Despite its abysmal deficits, non-European investors still make profits by providing loans.
- A bankruptcy of Greece would destroy the euro, so, unless the country decides it, Greece will never be in default of payment as it will remain in the euro zone.
- Investors who provide loans to Greece may, at the same time, protect themselves from its bankruptcy by selling euros they have not (beting on lower euro).

With all these elements, we understand that leaving the euro zone, preceding its bankruptcy, will only happen to Greece when the markets decide it's time. This timing will take into account the economic context in order to maximize profits, and the geopolitical context, because the instability it will cause in the region will not be without effects on neighboring countries.

Everything is already in place

Politicians called managers subjected to the direction of economics have been placed at the head of the country. They just expect a sign from bankers to bring the country out of the euro zone and declare its bankruptcy.
Meanwhile, the country serves as a laboratory to see how far the standard of living of Europeans may regress, and it's a scarecrow for all those who might be tempted to refuse austerity. At the end, the markets always win ...

6 commentaires:

  1. les marchés auront toujours le dernier mot,tant que nous leur en donnerons la possibilité.Goldman sachs dirige la grèce et l'italie,il étend ses tentacules dans toute l'europe,et cela pour le profit des banques et des states.Il ne tardera pas à avoir l'europe dans sa poche,et nous serons alors sous le joug d'un régime totalitaire...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. En effet, c'est ce que j'essaie de dénoncer. Et je suis particulièrement déçu par les médias qui déforment plus qu'ils n'informent...
      Pour ce qui est des différents moyens de résister, j'y réfléchis aussi. J'ai hâte de voir ce que pourra donner cette idée lors des prochaines élections, mais je ne me fais pas trop d'illusions non plus.

      Supprimer
  2. Il est temps que les peuples se réveillent, et mettent dehors ces fous dangereux, avant qu’ils n’entrainent l’humanité dans un conflit mondial qui anéantira les trois quarts de tout ce qui vit sur Terre !

    voir:
    http://2ccr.unblog.fr/2012/11/20/stop-on-a-encore-le-choix/

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. S'indigner, c'est bien, mais cela ne suffit plus.

      http://politiqueduchaos.blogspot.gr/

      Supprimer
  3. Le peuple n est pas a plaindre.Il profitait aussi de la manne en evitant l imposition
    en echange de quelaues pourboires.Bonne route a eux

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Les experts internationaux ont déclaré avoir été trompés. On les excuse plus facilement que le peuple...
      En attendant, un peuple qui a faim est toujours à plaindre.

      Supprimer