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vendredi 26 octobre 2012

En Grèce, les mensonges des politiciens ne compenseront pas le mépris des institutions


In Greece, the lies of the politicians will not compensate the disregard from the institutions

Depuis quelques jours, deux phénomènes se manifestent en Grèce. Le premier n'est pas nouveau, c'est la désinformation à laquelle le peuple est constamment confronté, mais cette désinformation a atteint un degré inégalé jusque-là quand le gouvernement a annoncé qu'un accord avait été trouvé avec la troïka et que cette même troïka démentait l'information le jour même. Le second, c'est l'émergence de drapeaux grecs aux balcons et aux fenêtres. Rien que depuis ma terrasse, j'en vois trois.





Or, si ces drapeaux sont apparus, c'est parce que les Grecs s'apprêtent à fêter, dimanche, le "jour du non" (Επέτειος του «'Οχι») qui célèbre le refus du pays de capituler à l'ultimatum italien du 28 octobre 1940.

Il s'avère que cette célébration risque d'être un bon prétexte pour les Grecs afin de manifester leur colère. Rien de surprenant, donc, à ce que les politiciens tentent de calmer le jeu en prétendant qu'un accord a été trouvé pour continuer d'aider la Grèce, quitte à mentir. Rien de surprenant, non plus, à ce que la troïka, dont le seul but semble désormais être de rassurer les marchés, remette les pendules à l'heure.

Alors, si ce couac est apparu dans la semaine, ce n'est pas à cause d'un manque d'organisation ou d'une mésentente quelconque.
Ce couac est simplement la preuve que les politiciens sont prêts à mentir au peuple pour le garder sous contrôle, et que la troïka ne reculera pas d'un iota sur sa volonté d'annoncer les bonnes nouvelles toujours au dernier moment parce qu'elle veut prouver aux marchés que la pression maximale est appliquée sur le pays.

Que les politiciens soient malhonnêtes et que la troïka ne tienne pas compte de l'histoire et de la spécificité du pays qu'elle gouverne, je pense, ne surprendra personne. Le plus pathétique, c'est que ces deux entités n'ont même pas été foutues de se mettre d'accord.



In Greece, the lies of the politicians will not compensate the disregard from the institutions

Recently, two phenomena appeared in Greece. The first is not new, it is misinformation which people are constantly confronted, but this misinformation has reached a degree never reached so far when the government announced that an agreement had been made with the troika and the same Troika said the contrary the same day. The second is the emergence of Greek flags on balconies and windows. Just from my terrace, I can see three of them.





If these flags appeared, it is because the Greeks will celebrate, on Sunday, the "day of the no" (Επέτειος του «'Οχι") which celebrates the country's refusal to capitulate to the Italian ultimatum on the October 28th, 1940.

Of course, this celebration may be a good opportunity for the Greeks to express their anger. No surprise, therefore, that the politicians are trying to calm the situation by claiming that an agreement has been reached to continue helping Greece, even if they have to lie. No surprise, either, that the troika, whose only goal now seems to be to reassure the markets, clarify the situation.

So if this mistake appeared in the week, it is not because of a lack of organization or any misunderstanding.
This mistake is simply the proof that politicians are ready to lie in order to keep people under control, and that the troika will not walk one step backward on its choice to announce the good news at the last moment because she wants to show the markets that the maximum pressure is applied on the country.

That politicians are dishonest and that the troika does not take into account the history and uniqueness of the country it governs, I think, will not surprise anyone. The most pathetic is that event is these two entities were not even damn able to agree.


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