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vendredi 21 septembre 2012

Athènes à feu et à sang, ça fait toujours vendre


Athens burning and looting, that always sells records

Ceux qui ont l'habitude de me lire savent que j'entretiens des relations conflictuelles avec la presse. Je me sers de l'espace de liberté qu'elle m'offre en faisant de la publicité pour mes blogs et mes livres, mais je la surveille de près et je ne rate pas une occasion d'en dénoncer les dérives.

C'est donc avec une certaine anxiété que je suis allé sur le site "Athènes brûle et ses hommes pleurent" dans la rubrique "carnets d'un grand reporter" du Nouvel Observateur.
D'abord, le titre, au présent, m'a choqué. Parce que quand on fait un article sur une exposition qui date de plus de six mois, on peut au moins prendre les précautions d'usage qui permettent de ne pas présenter cela comme un article d'actualité. Bien entendu, on peut faire un peu de sémantique et considérer que l'actualité, c'est l'exposition en elle-même, mais dans ce cas, le titre reste inapproprié.

Bref, en lisant cet article, plein de pathos, sur des photos magnifiques, j'ai fini par buter sur ce cliché :


Il n'a rien de dramatique, mais ce qui m'a surpris, c'est que l'auteur de l'article la commentait en disant que les manifestants brandissaient une pancarte sur laquelle était écrit : "IXO", soit "NON" en grec.
Et là, je me suis dit que le "grand reporter" n'avait jamais mis les pieds dans la capitale parce qu'il avait lu l'affiche en transparence et que "NON" se dit "OXI" en grec (l'erreur a été corrigée depuis sur l'article).
S'en est suivi une petite passe d'armes que je vous retransmets ci-dessous (désolé pour mes lecteurs anglophones, elle n'est pas traduite).


Ensuite, je me suis dit que puisque cet article parlait d'une exposition de photos, et que ces photos étaient particulièrement réussies, je pourrai bien aller les voir, et j'ai cherché où elle avait lieu. Naïvement, j'étais persuadé que l'événement se tenait sur Athènes et je craignais seulement de m'y prendre trop tard.

Quelle ne fut pas ma surprise de constater que toutes ces photos étaient exposées à Perpignan, dans le sud de la France !

Pour résumer, nous avons donc un "grand reporter" français, qui fait un article sur Athènes (en feu) en se rendant à Perpignan et en photographiant des clichés pris plusieurs mois auparavant par des photographes grecs.
D'ailleurs, sur certains de ses clichés, on peut même voir son reflet dans la vitre.


Bref, je ne sais pas quel sens vous donnez à la phrase "Carnets d'un grand reporter" mais en ce qui me concerne, j'aurais plutôt sous-titré cet article avec "Souvenirs de vacances".


Athens burning and looting, that always sells records

Those who used to read me know that I have a conflictual relationship with the press. I use the area of ​​freedom I'm given to do publicity for my blogs and my books, but I watch closely what they do and I do not miss any opportunity to expose the trends.

So, it is with some anxiety that I went on the site "Athens burns and his men mourn" in the "international reporter books" of Le Nouvel Observateur.
First, I was shocked by the title in the present. Because when you do an article about some more than six-month old pictures , you can at least take the precautions so it's not taken asstill  a news article. Of course, you can do a little semantics and consider that the news is the exhibition itself, but in this case, the title is still inappropriate.

In short, by reading this full of pathos and of beautiful photos article I ended up stumbling on this picture:


It has nothing dramatic, but I was very surprised the author of the article commented it by saying that the protesters waved one board on which was written: "IXO" or "NO" Greek.
And here I thought that the "reporter" had never set foot in the capital because he had read the poster through. "NO" is "OXI" in Greek (error has since been corrected in the article).
This was followed by fighting a little. I retransmets below the commentaries (sorry for my English readers, it is not translated).


Then, I thought that since this article was about a photo exhibition, and these pictures were particularly good, at least I could go see them, and I searched where it took place. Naively, I believed that the event was held in Athens and I was only afraid to be late.

I've been very surprised to see that all these photos were exhibited in Perpignan, in southern France.

To summarize, we have a French "international reporter", whom an article of Athens (in fire) is made from Perpignan by photographing pictures taken several months ago by Greeks photographers.
Moreover, in some of his pictures, you can even see his reflection in the glass.


So, I do not know what meaning you give to the phrase "Notebooks of a reporter" but for me, I would have subtitled this article with "Holiday memories."

1 commentaire:

  1. Pousou sto Grand reporter!
    Rien ne vaut les points de vue des gens vivant qur place(plus ou moins objectifs c'est vrai mais bien plus enrichissant que des photos de photos de journalistes grecs).
    Je dis IXO ;D
    Kalo couragio sthn Athina!
    Je serais de passage quelques heures en Décembre en espérant avoir le temps pour passer au centre dire un "geia sou".

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