Restez informé par e-mail

jeudi 30 août 2012

Comment on devient métèque, et résidant, à Athènes

How to become an alien, and a resident, in Athens

Cela fait maintenant plus d'un mois que j'ai mon AFM, et en tant que citoyen européen, je n'avais pas besoin d'aller plus loin dans mes démarches administratives. Mais peut-être est-ce parce que j'aurais envie de rester, même si la Grèce quittait l'espace Schengen (ce qui, à mon avis, n'arrivera pas) ou parce que j'avais promis de prendre une photo, que je suis retourné à la station de police du 24 de la rue Petrou Ralli.

Il y avait un peu moins de monde que d'habitude, ou peut-être qu'il faut éviter les mois de juillet et d'août pour venir... quand on a le choix. Je me suis donc retrouvé avec une vingtaine d'Européens pendant qu'une centaine de non-Européens attendait derrière.
Une fois les grillages franchis, les policiers nous ont laissé quelques secondes, ce qui m'a permis de prendre en photo la scène de tous les immigrés qui se massent contre la grille pour tendre leur dossier qu'un policier ramassera (ou pas).



Je m'excuse pour le flou, mais le jour n'était pas encore levé et je n'avais que mon téléphone portable pour faire ce cliché.

À l'intérieur, tout c'est bien passé. J'avais enfin tous les papiers nécessaires. Je précise au passage à ceux qui ne disposent pas d'un emploi déclaré en Grèce qu'il vous faudra déposer 4000 euros sur un compte grec, puis retirer un relevé de compte dans un distributeur automatique et le joindre à une photocopie de votre carte bancaire. Inutile de demander un relevé de compte à votre banque, elle vous facturera le service, et le papier ne sera pas validé par les policiers.

Je me sentais comme à un examen. Au fur et à mesure, certains étaient éliminés, et devaient sortir, tandis que d'autres étaient invités à rester et à attendre. Après plus de deux heures (en habitué des lieux, j'avais pris de la lecture) le policier appela les candidats un par un pour leur donner leur précieux papier. Comme mon nom est imprononçable en grec, il me fit un signe de tête quand ce fut mon tour.

En me tendant le papier, il me précisa que je devais sortir et faire deux photocopies que je devais lui ramener ensuite. Comme j'avais mon papier entre les mains, et que je ne voyais pas ce qui m'obligeait à faire ce que le policier me disait, je lui ai tout de même demandé de répéter. Puis, je suis sorti de la station de police et j'ai vu une file formée par tous ceux qui venaient de recevoir leur précieux sésame. Ils le faisaient photocopier dans une petite cabane située à côté du commissariat, puis revenaient donner les copies au guichet.
Cela semblait naturel pour tout le monde de faire des photocopies à l'extérieur d'une enceinte administrative, pour les remettre ensuite à l'administration, alors qu'ils étaient tous en mesure de partir avec leur titre de résident.
Ce n'est pas la première fois que je constate que la confiance est accordée à priori en Grèce. Cela ne fonctionne peut-être pas avec les politiciens et les armateurs, mais je trouve cela plutôt agréable.



How to become an alien, and a resident, in Athens

It's been over a month since I got my AFM, and as a European citizen, I didn't need to go further with papers and forms. Meanwhile, perhaps it is because I would want to stay, even if Greece left the Schengen area (which, in my opinion, will not happen) or because I had promised to take a photo that I went back to the police station of the 24, Petrou Ralli Street.


It was a little less crowded than usual, or maybe the months of July and August have to be avoided to come... when it's possible. I stood with a score of Europeans and a hundred of non-Europeans waiting behind.
Once the gate had been passed, the police let us for a few seconds, so I could take a picture of the scene with all immigrants who massed against the fence to give their file a policeman (or not).


I apologize for the blur, but the day was not yet up and I only had my cell phone to make this shot.

Inside, everything turned well. I finally had all the papers I needed. I have to point out, for those who do not have a job in Greece, that they have to depose 4000 euros on Greek bank-account, and get a statement from an ATM, and attach a photocopy of your credit card. Needless to request a statement from your bank, it will charge the service, and the paper will not be validated by the police.

I felt like as an exam. Some were removed and were out, while others were invited to stay and wait. After more than two hours (as a regular in the place, I brought things to read) the officer called us one by one to give us our precious paper. As my name is unpronounceable in Greek, he gave me a nod when it was my turn.


Handing me the paper, he told me that I had to go out and make two copies then I had to bring him back. As I had my paper in the hands, and I did not see what forced me to do what the police asked, I had to ask him to repeat. Then I got out of the police station and I saw a line formed by all those who just received their precious document. They were doing copies in a small hut next to the police station, then returned it at the counter.
It seemed natural for everyone to make photocopies outside an administrative enclosure, and to go back to the administration, while they were able to leave with their resident card.
This is not the first time I see that trust is given a priori in Greece. This, perhaps, does not work with politicians and ship owners, but I think it's rather enjoyable.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire