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samedi 30 juin 2012

Des rumeurs dans le métro d'Athènes



Some gossip in Athens' Metro




Je m’étonne de trouver dans des articles récents des références ou des liens à ces commentaires du Daily Mail qui date de plus d’un an, et si ce n’est pas trop tard, j’aimerais apporter quelques précisions, ou quelques mises à jour.

D'abord, le métro athénien n’est pas le même que celui de Londres, de Paris ou de Mexico, puisqu’il n’est composé que de trois lignes. Peut-être est-il possible de le comparer avec le métro de Lyon ou de Marseille, mais le présenter comme un réseau identique à celui des grandes capitales européennes ou mondiales est malhonnête.

Malgré cela, il y a en effet des points communs entre ce métro et ceux que nous connaissons. Les gens y sont tristes et cela se ressent, même si ici, ils se cachent souvent derrière leurs lunettes de soleil. Des accordéonistes passent de wagon en wagon pendant que des enfants tendent des gobelets pour qu’on leur donne une pièce, et des mendiants racontent dans une langue qui m’est encore étrangère les aléas de la vie qui les ont poussés jusque-là, et qui les obligent eux aussi, à demander une pièce.


Après, il y a aussi des différences. D’abord, et même si Athènes n’est pas la seule ville d’Europe à avoir fait ce choix, il n’y a pas de portillons. On valide son ticket en passant et si l’on dispose d’un ticket à la journée ou à la semaine, on le garde dans son portefeuille. Ce n’est pour ça que le métro est gratuit ; même si je ne l’ai pris qu’une dizaine de fois depuis mon arrivée, j’ai déjà été contrôlé trois fois… autre différence : je n’ai remarqué aucun contrôle au faciès.



Autre surprise, le plan des lignes, affiché dans les wagons, est toujours dans le bon sens (au moins sur la ligne 1). Pour des touristes qui ne maîtrisent pas la langue, ni même l’alphabet, imprimer ce plan dans les deux sens, de façon à ce qu’il soit toujours bien orienté par rapport à la direction que prend le métro, c’est un plus.

Bien sûr, il n’y a pas que des bons côtés, et si tous ceux qui voyagent lourdement chargés se féliciteront de trouver facilement des ascenseurs et des escalators, ils réaliseront vite que pour sortir, il vaut mieux suivre la foule que les panneaux sortie, ces derniers ayant une fâcheuse tendance à les orienter vers les chemins où, justement, il faut grimper d’interminables escaliers.



Autre désagrément, les Grecs qui veulent rentrer dans un wagon attendent pour la plupart devant les portes, et gênent ceux qui veulent sortir. C’est difficile à vivre, mais c’est comme ça.

Pour ce qui est du passage du Daily Mail qui semble s’insurger que les trains soient à l’heure, il faut signaler que pour les touristes, le réseau ferme vers une heure du matin et que pendant la journée, il est largement rationalisé. Cela signifie que pendant les heures creuses, il n’est pas rare d’attendre un quart d’heure ou vingt minutes sur le quai. Dans ce pays où la ponctualité passe après les économies, il semble plus logique d’attendre que de prendre un métro vide. Ça se défend.



Mais le métro grec est aussi source de petits bonheurs, par exemple quand le chauffeur attend ou rouvre les portes pour des gens qui ont couru pour rentrer dans le wagon, ou quand une personne âgée rentre et que quelqu’un se lève immédiatement pour lui laisser sa place ; tout en sachant que cette personne n’aurait pas hésité à faire un scandale et à insulter tout le monde si aucun passager n’avait fait cet effort.


Pour bien comprendre le système, il faut aussi savoir que les tickets de métro sont valables pour une durée déterminée après leur compostage en Grèce. Dans ce pays où la solidarité reste une valeur importante, il n’est pas rare de voir des voyageurs poser leur ticket encore valable sur les machines qui servent à les valider. Ceux qui sont dans le besoin peuvent le récupérer pour voyager gratuitement, avec un ticket valable.



Pour rassurer les économistes, il semble que l’institution ait pris le problème en compte puisqu’elle équipe ses stations de machines dont le capot est incliné, ce qui empêche qu’on y abandonne son ticket. J’espère que le Daily Mail sera content.



Some gossip in Athens' Metro


« Even on a stiflingly hot summer's day, the Athens underground is a pleasure. It is air-conditioned, with plasma screens to entertain passengers relaxing in cool, cavernous departure halls - and the trains even run on time.
There is another bonus for users of this state-of-the-art rapid transport system: it is, in effect, free for the five million people of the Greek capital.
With no barriers to prevent free entry or exit to this impressive tube network, the good citizens of Athens are instead asked to 'validate' their tickets at honesty machines before boarding. Few bother. »



I am surprised to find recent articles who quote or contain links to the comments of the Daily Mail, which is more than one year old, and if it's not too late, I would like to clarify or update a few things.

First and foremost, the Athens metro is not the same as the one in London, Paris or Mexico, since it is composed of only three lines. Maybe is it possible to compare it with the Metro of Lyon or Marseille, but introducing it as a identical network than in major European capitals or world is dishonest.

Despite this, there are indeed similarities between this underground and some we know. People are sad and it's obvious, although they often hide behind their sunglasses, here. Accordionists pass from car to car while children tend cups to be given a penny, and beggars say in a still foreign language to me the vagaries of life that made them what they are, and force them also to ask for a penny.

Besides, there are also differences. First, even if Athens is not the only city in Europe who has made ​​this choice, there are no gates. Tickets are validated on the way to the platform and if one has one for a full day or a full week, it's kept in the wallet. That doesn't mean the subway is free. Even if I have taken it a dozen times since my arrival, I have already been tested three times... Another difference is I have noticed no control at facies.


Another surprise is in terms of lines displayed in the cars. It's always in the right direction (at least on the line 1). For tourists who can't speak the language, or can't even read the alphabet, printing the plan in both directions, so it is always oriented with the direction of the subway, is a bonus.

Of course, there is also a dark side, and if all those who travel heavily should appreciate how easy it is to find the elevators and escalators, they will quickly realize that it is better to follow the crowd that the exit signs, as these latter have a tendency to lead them to the paths, precisely where they need to climb endless stairs.


Another annoyance is the Greeks who want to get into a car wait, for most, in front of the doors. They hinder those who want to go out. It's hard to live, but that's how it is.

Regarding the passage of the Daily Mail which seems to regret the trains run on time, it should be noted for tourists that the network stops at one in the morning, and during the day, it is widely rationalized. This means that during peak hours, it is not uncommon to wait for fifteen or twenty minutes on the platform. In a country where punctuality is secondary compare to saving, it seems more logical to wait than to take an empty subway. That makes sense.


But the Greek metro is also a source of small pleasures, such as when the driver expects a little or reopens the doors for people who ran to get into the car, or when an elderly person enters and someone immediately rose to leave him its place, knowing that this old guy would not hesitate to make a scandal and insult everyone if no passengers had made ​​that effort.


To understand the system, it must be known that Metro tickets are valid for a limited period of time after they're posted. In a country where solidarity is an important value, it is not uncommon for travelers to let their still valid ticket on the machines that are used to validate them. Those in need can get it travel for free with a valid ticket.





And to reassure economists, it seems that the institution has taken the problem into account since its machines have been equipped with inclined tops, in order to make it impossible to let a ticket on. I hope the Daily Mail will be happy.





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