Restez informé par e-mail

mercredi 6 juin 2012

Bienvenue à Matala – Aujourd’hui, c’est la vie. Demain on s’en fout (I)


Welcome to Matala – Today is life. Tomorrow never comes (I)



Misant sur l’idée qu’il ne se passerait rien à Athènes avant les prochaines élections législatives du dix-sept juin, j’ai décidé de me rendre à un festival hippy dont j’ai entendu parler quelques jours auparavant. Après tout, il n’y a pas mieux qu’un pays confronté à une crise structurelle profonde pour espérer voir émerger un mode de vie alternatif, et celui des hippies doit bien en valoir d’autres.
J’ai préparé mes bagages :
– Vêtements de rechange
– Lunettes de soleil (on pourrait d’ailleurs les classer dans la catégorie « vêtements » tellement ici, tout le monde en porte, même quand il n’y a pas de soleil)
– Gel douche, brosse à dents, dentifrice, serviette
– Hamac
– Appareil photo
– Carnet de notes, stylo
Tout est prêt. Je voyage léger, mais pour deux jours, ça devrait suffire.



La traversée en bateau pour rejoindre la Crète dure une nuit complète et je ne dors que très peu. Allongé sur un banc trop dur et trop étroit pour me permettre de trouver le sommeil, ce n’est que vers quatre heures du matin, qu’en cherchant les toilettes, je trouve une place bien plus confortable.






Arrivé à Héraklion aux premières lueurs de l’aube, je tombe facilement sur un plan de la ville. Mauvaise nouvelle : la gare routière d’où part le bus pour Matala se trouve à l’autre bout de la ville. Bonne surprise : ce n’est qu’à une vingtaine de minutes de marche depuis le port.


Sur place, le guichet est à l’intérieur d’un café. Très rapidement, la terrasse est prise d’assaut et reste pleine jusqu’au départ du bus suivant. Devant moi, un couple très improbable boit des jus de fruits. Je suis prêt à parier qu’ils se rendent au festival hippy de Matala et que nous serons dans le même bus.



Malgré leur allure négligée, je constate tout de même qu’ils sont venus en avion et qu’ils sont bien mieux équipés que moi pour passer la nuit dehors.
Les gens continuent d’affluer au rythme des bus. Quand ils passent leurs commandes au bar, sac à dos et téléphones portables restent sans surveillance. Ici, personne ne craint les voleurs. On m’a même dix qu’il y a dix ans, les Grecs ne fermaient jamais les portes de leur maison et que c’était à cause de l’Europe qu’ils sont maintenant obligés de le faire.
Notre bus arrive enfin. Une fois embarqué, j’essaie de dormir, mais sans succès.

Arrivé à Matala, je fais le point. Beaucoup de « marchands du temple » mais des prix raisonnables et un camping gratuit dans lequel je trouve deux arbres à la bonne distance pour accrocher mon hamac. La plage est petite, mais pas bondée, et dans les rues décorées à l’effigie du « Flower Power », les quelques hippies qui doivent pour la plupart travailler de nuit dans les bars environnants, côtoient sans complexes des touristes blancs ou rouges, en fonction du temps qu’ils ont passé à bronzer sur l’île.


Autre bonne surprise, les toilettes sont gratuites et aussi propres que peuvent l’être des toilettes gratuites.
Dans les rues, on entend quelques mots de français. L’ambiance est sereine, familiale même. On se croirait au « camping de la plage », juste en plus fleuri.



En pensant à la plage, je décide d’y retourner. Maintenant que le soleil s’est un peu calmée, elle a été prise d’assaut.



Soudain, j’entends de la musique trip hop et en me dirigeant vers l’endroit d’où elle vient, je tombe sur un chapiteau dans lequel des enfants ou des adolescents s’essaient à diverses activités artistiques. Jonglage, bolas, devil stick ; tout y est.



Seul regret : les quelques touristes adultes qui s’aventurent sur la piste n’y vont pas pour apprendre ou pour essayer une nouvelle activité, mais seulement pour montrer ce dont ils sont capables.

Je pars vers le stand principal ; celui des concerts. Il se trouve à quelques dizaines de mètres et en chemin, j’entends les deux musiques se superposer dans mes oreilles. Heureusement, cela ne dure que sur quelques mètres et rapidement, cette sensation se dissipe ; le chanteur prend le dessus à mesure que je me rapproche de la scène principale.

à suivre


Welcome to Matala - Today is life. Tomorrow never comes.










Betting on the idea that nothing would happen in Athens before the next parliamentary elections on June 17, I decided to go to a hippy festival I've been told about a few days earlier. After all, there is nothing better than a country facing a deep structural crisis to expect seeing an alternative lifestyle emerging, and the hippies one must be worth compared to the others.

I prepared my luggage:
- Change of clothes
- Sunglasses (could also be classified in the category "clothes" here, as everyone carries, even when there is no sun)
- Shower gel, toothbrush, toothpaste, towel
- Hammock
- Camera
- Notebook and pen

Everything is ready. I travel light, but for two days, it should be enough.








The crossing by boat to Crete lasts a whole night and I sleep very little. Lying on a too hard and too narrow to allow me to sleep bench, it is only about four in the morning, when by seeking the toilet, I found a place much more comfortable.


Arriving in Heraklion at first light of dawn, I find easily a city map. Bad news: the bus station from where the bus goes to Matala is on the other side of town. Good surprise: it is only twenty minutes walking from the port.


The station desk is inside a cafe. Very quickly, the terrace was stormed and remains full until the start of the next bus. In front of me, a weird couple drinks juice. I'm ready to bet they go to the hippy festival of Matala and we should be in the same bus.


Despite their neglected appearance, I see they still came by plane and they are much better equipped than me to spend the night outside.
People keep coming to the rhythm of the buses. When they place their orders at the bar, backpacks and cell phones are unattended. Nobody here is afraid about thieves. I was even told than ten a decade ago, the Greeks never closed the doors of their house and that it was because of Europe they are now obliged to do so.
Our bus finally arrives. Once onboard, I try to sleep, but without success.

Arrived in Matala, I watch around. Many "merchants of the temple" but reasonable prices and a free camping where I find two trees at the right distance to hang my hammock. The beach is small but not crowded, and the streets are decorated at the effigy of "Flower Power", the few hippies who are mostly working at night in bars surround tourists coexist with no complex, white or red, in function of time they spent sunbathing on the island.



Another pleasant surprise, the toilets are free and as clean as some free toilets can be. In the streets, a few words of French are said. The atmosphere is serene, even family. Feels like "camping of the beach", just more flowery.




Thinking about the beach, I decided to return there. Now that the sun is a little softer, she was crowded.








Suddenly I hear trip hop music and go to the place where it comes from, I come across a tent in which children or teenagers are trying to diverse artistic activities. Juggling, poi, devil stick, everything is there.




Only regret: the few adult tourists who venture on the track does not go there to learn or try a new activity, but only to show what they can do.
I'm back to the main stand, the one of the concerts.


To be continued

3 commentaires:

  1. plutôt bien vu les commentaires, mais il faut du temps pour aller au fond des choses ici. Si tu passes dans le coin n’hésites pas a me contacter.

    RépondreSupprimer
  2. Tout à fait d'accord, j'espère que mon blog gagnera en profondeur avec le temps.
    En attendant, j'essaie surtout d'éviter de dire des bêtises ;)

    Je te préviens la prochaine fois que je passe dans le coin.
    Fais-moi signe si tu passes sur Athènes.

    RépondreSupprimer
  3. Mais le chanteur faisait ses vocalises et ses prises de sons pour le concert du soir ! :)

    RépondreSupprimer