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lundi 23 avril 2012

Comment on devient métèque à Athènes


Quand des marchandises sont stoppées à la frontière alors qu'elles restent dans l'espace Schengen on appelle ça des barrières non tarifaires; quand il s'agit d'individus, on appelle ça l'administration.

À tous ceux qui partent l’aventure pour s’installer à l’étranger, je tiens à lancer un avertissement : les difficultés rencontrées quand on cherche à s'expatrier sont énormes. Alors, bien sûr, si vous arrivez en Grèce dans le cadre d’un nouvel emploi et que votre patron vous aide à effectuer toutes les démarches, cela devrait vous faciliter la tâche ; mais si vous venez en ‘aventurier’, préparez-vous à visiter la ville en long, en large et en travers avant d’être considéré comme un « résidant » athénien. En Grèce comme partout ailleurs, le statut de métèque est précieux, et à ce titre, il faut lutter pour l’obtenir. 

Tout postulant à la vie hellénique commencera par effectuer quelques recherches sur Internet. Là, il ne trouvera rien de bien intéressant en français. Même sur le site de l’ambassade de France, les conseils aux voyageurs précisent seulement que l’on peut entrer dans le pays avec un passeport ou une carte d’identité. Ce n’est pas faux, mais c’est incomplet.
Il faut chercher sur les sites rédigés en langue anglaise, et persévérer un peu, pour apprendre que la moindre démarche officielle (location d’un appartement, ouverture d’un compte, achat ou importation d’un véhicule…) nécessite un numéro magique nommé Arithmo Forologiko Mitro/AFM, et qui se prononce A-Fi-Mi.



Pour obtenir ce numéro, il est précisé que l'on doit se rendre au bureau fiscal de la zone dans laquelle on réside.
J’ai donc cherché ce bureau près de l’endroit où je comptais m’installer (Petralona).
En me renseignant à l’hôtel, on m’a précisé que ces bureaux s’appelaient keπ (KEP) et que j’en trouverai facilement la liste sur internet.
J’ai en effet trouvé quelque chose qui ressemblait à ce que je recherchais.



J’ai ensuite pris le métro jusqu’à l’endroit indiqué. Comme il était propre, efficace et rapide, c’est de bonne humeur et sous un soleil radieux que je suis arrivé à destination avec mon passeport, puisqu’en tant que ressortissant de l’espace Schengen, je ne devrais avoir besoin de rien d’autre pour m’installer partout où je le désire en Europe.
Sur place, les gens se sont donnés beaucoup de mal pour m’aider. Comme je n’étais pas au bon endroit (le KEP de Petralona ne gère que les Grecs qui habitent dans la zone, pas les étrangers), une femme a passé une dizaine de minutes au téléphone, puis elle est revenu et, après avoir plaisanté plusieurs fois en me disant : « Vous devriez retourner en France. » elle m’a donné un papier sur lequel était inscrite une nouvelle adresse.



Elle m’a ensuite précisé qu’elle n’était pas sûre que ce soit la bonne adresse, qu’elle avait essayé d’appeler, mais que personne ne répondait. D’après elle, je devais me rendre à cet endroit pour obtenir une « permission » qui, avec mon passeport, me permettrait de demander mon A-Fi-Mi à l’endroit suivant, indiqué par la flèche (lire : EFORIA).
Comme elle a vu que j’avais du mal à déchiffrer le haut du message (FARRON & MAIZONOS 45), elle a gentiment retourné le papier pour y inscrire la station de métro METAXOURGEIO.



Au moment où je l'ai remerciée et où elle m'a dit, pour une troisième fois et toujours avec le sourire, que le mieux pour moi serait de retourner en France, je lui ai répondue que ça faisait plusieurs années que je n’y vivais plus. Sa réplique fut immédiate : « Ça ne m’étonne pas. C’est pour ça que vous parlez anglais. En principe, les Français sont nuls. » Nous nous sommes souri une dernière fois et je suis parti.


Une demi-heure plus tard, je suis arrivé au KEP près de la station de Metaxourgio. Je suis entré et j'ai vu une bonne cinquantaine de personnes attendre en formant une boucle dont je n’arrivais pas à trouver l’extrémité, puisque les bureaux étaient disposés au centre de la salle et que tout le monde semblait tourner autour. Heureusement, deux fonctionnaires isolés semblaient disponibles pour répondre aux questions, je me suis dirigé vers eux.
Encore une fois, l’accueil fut courtois et les hommes se montrèrent agréables et souriants. Sur un ton aimable, ils m’expliquèrent que je me trouvais dans le bureau qui gèrait les étranges non-ressortissants européens. L'un d'eux prit ensuite un post-it et nota dessus une nouvelle adresse – 24 Petrou Ralli Street – avant de me préciser qu’il était préférable que je m’y rende le matin.


Comme il était déjà quatorze heures et que je n'avais pas mangé, j'ai décidé de rentrer à l'hôtel et de continuer demain.

Ce sera l’occasion pour moi de visiter un nouveau quartier et de mettre ce blog à jour.







How one becomes Metic in Athens


When goods are stopped at the border though they stay in Schengen area, it's called non-tariff barrier. When people are stopped, it's called administration.



To all the ones who’re tempted by a adventurous life and who want to go abroad, I want to give a warning : difficulties you meet while you leave your country are huge. So, of course, if you’re coming to Greece with a new job and if your employer helps you dans vos approaches, that should make it easier, but if you’re coming as an adventurer, be ready to visit the town in long, wide and across before you’re considered as an Athenian “resident”. In Greece as everywhere, the metic statue is precious, and as well, you have to fight in order to get it.

Every good traveler will start by doing a few searches online. There, he won’t find anything very interesting in French. Even on the French embassy website, the advice to the travelers just say one can enter the country with a passport or an I.D. That’s not wrong, but that’s not all.
You have to search on English written websites, and persevere a little, to learn than any official task (renting a flat, opening a bank account, buying or importing a vehicle…) will require a magic number called Arithmo Forologiko Mitro/AFM, and pronounced A-Fe-Me.

 

To get this number, it’s said I have to go to the local tax office of the area I live in.
So, I looked for a place like that near the flat I excepted to go to (in Petralona).
By asking at the hotel, I’ve been told these offices were called keπ (KEP) and I could fine the list online.
I found something looking like what I was looking for, indeed.

 

So, I took the metro till the indicated place. As it’s clean, efficient and fast, I was in a good mood and under a bright sun when I reached my destination with my passport, because as a Schengen national resident, I shouldn’t need anything else in order to install in Europe.
There, they made real efforts to help me. As I wasn’t a the right place (the KEP of Petralona manages the Greeks who live there only, not the foreigners) a woman spent a few decades of minutes calling, then she came back and, after she’d joked several times by saying “You should go back to France” she gave me a piece of paper on which a new address was written.

 

Then she added than she wasn’t sure it was the right address and than she’d tried to call but nobody had answered. According to her, I had to go at this address in order to get a “permission” whom, with my passport, should allow me to ask for my A-Fe-Me at the place indicated by the arrow EFORIA.
As she saw I couldn’t read easily the top of her message (FARRON & MAIZONOS 45), she nicely turned the paper back to write the metro station METAXOURGEIO.


While I was thanking her and she told me for the third time, and still smiling, than the best think for me would be to go back to France, I answered than I hadn’t stayed there for years. Her answer was immediate “I’m not surprised. That’s why you speak English. Usually, French are very bad in English.” We smiled and I left.


Half an hour later, I reached the KEP near Metaxiourgio station. I entered and I saw around fifty guys waiting and doing a loop whom I couldn’t find the end, because all the desks where disposed at the center of the room and people seemed they were turning around. Hopefully, two public servants were isolated and available to answer questions. I went to them.
Once again, the atmosphere was courteous and the men were smiley. With a nice voice, they explained me I was in the office in charge of non European people. Then, one of the guys took a post-it and wrote a new address on it – 24 Petrou ralli Street – then he told me it would be better for me to go there in the morning.


As it was already 2 pm and I didn't have lunch, I decided to come back at the hotel and to continue the day after.

That will be an opportunity for me to visit a new quarter and to update this blog.

2 commentaires:

  1. Et ben dis donc, c'est comme dans les 12 travaux d'Astérix!!!

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  2. C'est de la folie.
    J'y retourne demain à l'ouverture !

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